La composition de noms tels que Montrouge ou Montrond est si transparente qu'il ne viendrait à personne l'idée de les prononcer mon-trouge et mon-tron. Il faut pourtant souffrir qu'en pays de Loire, sur les bords mêmes du doux-coulant Cher, Montrichard soit prononcé mon-trichar. La perte du sens n'y a même pas l'excuse d'un quelconque agrément sonore. Faut-il s'étonner, après cela, d'entendre Bourgneuf prononcé bour-gneuf ?